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Lakhdaria, ex palestro 
 
 
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Route Nationale Numero 29

La Route Nationale N 29 ( Lakhdaria -Blida ) est un axe relativement trés peu connu, d'abord parcequ'elle traverse une region montagneuse et dessert que des villages encore en lethargie, d'autres part, du point de vue sécuritaire, il reste beaucoup à faire pour la rendre sure et attrayante, et pourtant, la region de Keddara,Arkoub et Bouzegza est une region vraimant... feerique ! 
en tous cas, une pensée amicale malgré tout pour ces vaillants taxieurs de Setif, les fameux 19 et l'ancien matricule S comme SS !! vous nous avez massacré pas mal de poules et autres chiens et chats qui s'aventuraient au bord de la nationale 29 ! depuis l'autoroute de Thenia/Palestro, on ne vois plus de cascadeurs setifiens ! tant mieux ? allah yarham elli matou ! 
 
 
 
voici une liste de villages de la region de l'ex Palestro, certains ont sans doute changé de nom depuis,d'autres ont surgis entretemsps et d'autres sont devenus presque des villes.  
le nombre de km indiqués sont en rapport avec les anciennes routes menant à la sous préfecture de Palestro, certaines distances sont nettement plus réduites depuis l'independance surtout ces derniers années ou l'Etat a fait de vrais efforts en infrastructures routières rurales. 
 

 
 
Gros Villages,Koudiates,Haouchs,Déchras,S'malas..
 
 
 
Haouch Touabi (9.8 km)  
Oulad Haddada (9.8 km)  
Oulad Sidi Ben Ameur (9.8 km)  
Ouled Ali (7.8 km) 
Haouch Ben Touil (10.6 km)  
Beni Amrane (11.1 km)  
Bordj el Hadi (11.1 km)  
Dechra Redioua (6.9 km)  
Oued Aradj (7.4 km)  
Kadiria (7.5 km)  
Zouggara (7.6 km)  
Irhil Loubar (9.2 km)  
Koudiet el Abid (10.3 km)  
Oulad Ziane (7.4 km)  
Dechret el-Djebel (8.6 km)  
Haouch Bou Zelmat (11.6 km)  
Keddara (9.2 km)  
Ouled Saidi (11.2 km)  
Msaief (13.0 km) 
Ouled Amara (7.9 km)  
Oued Tala Ou Ferah (1.1 km) 
Oued Bou Hamoud (1.9 km) 
Ouled Tessala (1.9 km)  
Domaine de Bou Hamoud (2.2 km)  
Ouled Oula (3.7 km)  
Guergour (3.9 km)  
Djebbana Tizerhari (2.9 km)  
Koudia Zekharech (3.9 km)  
Mosbaha (3.6 km)  
Ouled Bou Lemmou (4.3 km)  
Baba Ali (4.3 km)  
Koudiat Trikourbas (5.7 km)  
Djebel Ahmed (6.0 km)  
Emboula (6.0 km) 
Bou Aid (6.0 km)  
Tala Madi (6.0 km)  
Ouled Ben Mechk (6.5 km)  
Maala (7.4 km)  
Koudia Bousbous (6.5 km)  
Ouled Arkoub (5.8 km)  
Oulad Bou Guern (7.7 km) 
Tigrimount (5.8 km)  
Ouled Aissa (5.8 km)  
Ouled Ben Doukrane (5.6 km)  
Draa Tahouinine (6.7 km)  
Djenane Rad (8.6 km)  
Bou Ismael (8.1 km)  
Koudia Alliah (7.1 km)  
Djebel Bordja (8.1 km)  
Oulad el Abbes (9.3 km) 
Bouderbala (5.8 km) 
Tala ou Agueni (5.8 km)  
azerout (5.8 km)  
Oulad Salem (9.5 km)  
Haouch Ben Touil (9.5 km) 
Koudia Tagadirt (9.5 km)  
Oulad Bel Kassem (9.5 km)  
Ouled Ben Salah (6.6 km)  
Ouled Tatar (6.4 km)  
Dra el Abiod (9.8 km) 
.... 
 
BOUZEGZA
 
 
 
 
Village montagneux,Keddara est connu pour son barrage qui alimente une partie de l'algerois. 
 
 
19 juillet ET 4 aout 1957 
Bataille à Bouzegza durant la guerre de Liberation Nationale 
 
Éditions Jacques Gandini :  
ouvrage consacré à l'Algérie de la période française (1830-1962).  
Les Stations prehistoriques du Djebel Bouzegza 
 
Tenez voici une petite chansonnette du coin recitée des années durant aprés les dures batailles de Bouzegza : 
 
Fi jbel bouzegza ki jat frança tesstahza..hassbetna khobza tohna a3liha berraffale  
 
Commune de KEDDARA  
 
Par : NACER ZERROUKY 
 
Difficiles sont les conditions de vie !  
 
Les habitants de la commune rurale de Keddara, à 30 km du sud-ouest de la wilaya de Boumerdès, continue à souffrir le martyre face aux multiples problèmes qui endurent leur vie.  
En effet, les habitants de cette paisible commune se plaignent des méfaits engendrés par l’exploitation des carrières d’agrégats qui se font au détriment de leur santé. Les habitants indiquent que les détonations provoquées par les fortes explosions de dynamites, utilisées pour l’extraction d’agrégats ont affecté sérieusement leurs habitations. Ces dernières ont subi des fissures importantes. Devant l’ampleur du problème, les citoyens se sont adressés aux entreprises concernées, aux autorités locales et celles de la wilaya par le biais d’une requête de contestation dans laquelle ils ont exposé leur problème.  
Néanmoins, après quelques mois, ils ont été surpris par l’ouverture de deux nouvelles carrières. “Nous avons déserté nos demeures et nos terres durant les années du terrorisme. Après l’amélioration de la situation sécuritaire, nous sommes revenus, mais nous nous sommes retrouvés face à ce problème de fortes secousses et d’explosions provenant de ces entreprises.” Outre ce problème, les habitants souffrent toujours de la pénurie d’eau, ce qui les contraint à s’alimenter en eau potable à partir des camions-citernes qu’ils achètent à des prix qui leur reviennent cher. Pourtant, Keddara est à un jet de pierres du grand barrage qui alimente la capitale et ses environs. “Nous voyons les eaux du barrage à partir de nos fenêtre, alors que nos robinets son à sec.”  
Enfin, les habitants de Keddara demandent aux autorités de les réarmer, surtout après l’assassinat, il y a plus d’un mois, de l’imam du village d’Amestas par un groupe armé. 
 
NACER ZERROUKY 
Quotidien Liberte du 08/10/2006 
 
 
 
Tamarkanit,village longeant la route alger/lakhdaria via keddara, connu des gens du coin pour avoir stoppé l'arrivée d'eau aux villages environnants ! ca remonte à une quantaine d'années deja, des nouvelles depuis ? 
 
 
Tala ou Agueni ( TALAWEGNI )
 
 
alors les Tala Wegni quelquechose de nouveau à nous raconter ? faut pas vous gener !! 
 
 
 
Mardi 20 Mars 2007  
Leghrika (Guerrouma) 
un village qui porte bien son nom  
 
De guerre lasse et après avoir usé de tous les moyens pour attirer l’attention des autorités locales sur le calvaire qu’elle vit au quotidien, la population Leghrika (traduit littéralement le mot veut dire enlisement), dans la commune de Guerrouma, a décidé de fermer le siège de son APC.  
 
Cette attitude est justifiée par le fait que pas moins de 19 habitations risquent d’un moment à l’autre de s’effondrer pour cause de glissement de terrain, nous expliquera l’un des protestataires.  
 
Dans un document rendu public, il est affirmé qu’une commission technique s’était rendue sur les lieux de l’affaissement du sol et avait dans un rapport officiel invité les 19 familles à quitter leurs demeures.  
 
Les dernières intempéries ont démultiplié les risques d’effondrement et les autorités locales, qui avaient de visu constaté l’ampleur des dégâts, n’ont pas jugé urgent d’évacuer les 19 familles et les mettre en sécurité, nous explique notre interlocuteur.  
 
A rappeler que le siège de l’apc est fermé depuis le 13 du mois en cours. 
B.D.B. 
depechedelakabylie  
 
Un adolescent noyé dans un étang  
EL MOUDJAHID  
dimanche 13 juin 2004  
 
Le 11 juin, le nommé G. R., 16 ans, qui se baignait dans un étang, sise au douar Laouaouda, a trouvé la mort par noyade. Le corps du défunt a été déposé à la morgue de l’hôpital de Lakhdaria. La brigade de Gendarmerie nationale de Guerrouma procède à l’enquête.  
 
 
Nov 01, 2005  
In "Liberté"  
 
Dix-huit terroristes négocient leur reddition  
A. DEBBACHE  
 
Pas moins de dix-huit terroristes, et à leur tête Ahmed Djebri, l’ex-bras droit de Hassen Hattab, sont sur le point de se rendre aux autorités, apprend-on généralement de source bien informée. Huit terroristes affiliés au GSPC de Hassen Hattab se trouvent actuellement en trêve au niveau de la forêt Lalla Oumessad à 3 km au nord de la ville de Lakhdaria.  
Selon nos sources, quatre autres terroristes auraient rendu visite à leur famille en début de semaine. L’ex-bras droit de l’“émir” du GSPC Ahmed Djebri aurait passé la nuit de samedi à dimanche chez lui au niveau de la localité Belazem à 2 km au nord de la ville de Lakhdaria, Khaldi Djamel se serait pour sa part rendu chez sa famille à Ouled Aïssa à 3 km est de Lakhdaria, Saoud Djamel et Khaldi Mohamed habiteraient au centre- ville. Ce dernier, au vu des actes commis au niveau de sa ville natale, a préféré se rendre à Bouderbala chez ses cousins maternels. Ils activaient tous dans la phalange El-Forkanne, la plus importante en nombre activant dans la région de Lakhdaria. Ces terroristes sont venus confirmer à leur famille leur décision de renoncer aux actes terroristes et leur fidélité à leur ex-chef Hassen Hattab. Actuellement en trêve, ils attendent la promulgation de la loi leur permettant de déposer leurs armes et rejoindre la vie civile. Nos sources parlent de la reddition de trois autres au niveau de Médéa, cinq à Bentalha et deux à Ammal (Boumerdès). Le nombre sera revu à la hausse dans les prochains jours car les contacts entre les familles des terroristes et les services chargés vont bon train. Selon nos sources, l’accrochage de Kadiria a faussé les calculs de reddition. Ces-ci jours, trois importantes phalanges activant à Lakhdaria, Sidi-Ali Bounab et Lakhdaria se sont donné rendez-vous au niveau de la forêt d’Errabta (hauteurs de Kadiria). Le conclave devait discuter les conditions de reddition d’un nombre important de terroristes activant dans la région. Les opposants de la paix avaient brouillé les pistes. L’un des terroristes aurait informé les services de sécurité sur la présence d’un important groupe terroriste avec un arsenal d’armes de guerre sophistiquées. Une opération de ratissage avec l’utilisation de deux hélicoptères de type Apache a été déclenchée. Le bilan final serait d’une vingtaine de terroristes abattus, mais seuls neuf ont pu être acheminés à l’hôpital de Lakhdaria pour identification. Par ailleurs, trois jeunes (deux âgés de 18 ans et de un dix-neuf ans) originaires de Bouzegza auraient rejoint le maquis cette semaine. Ils auraient rejoint le sinistre Dekmir, ex-militaire et opposant farouche au projet de charte pour la paix et la réconciliation, activant actuellement au niveau des monts de Bouzegza, Boukram et Guerouma.  
 
 
 
Arkoub,village qui correspondrait un peu à Mascara pour les prétencieux Oranais, rien de méchant bien sur !!! qui peut nous raconter la dernière ? 
 
 
Maâla
 
 
 
 
 
Ouled chalabi, c'est le new york de la region, les tours hlm poussent comme des champignons ! 
 
 
 
 
Les citoyens ferment le siège de l’APC de Boukram 
 
l Le siège de l’APC de Boukram, daïra de Lakhdaria, a été fermé début de semaine en cours par les habitants du village Gouarchia durant toute la journée. Ces derniers reprochent à leurs élus locaux et au chef de daïra de Lakhdaria d’avoir failli à leurs paroles, données lors de leur première action de protestation pour l’aménagement d’une piste longue de près de 2 km devenue impraticable et surtout indispensable pour les villageois. La grogne est allée crescendo après que la commune ait bénéficié de deux milliards de centimes récemment sans que la piste ne soit prise en charge. Les villageois parlent de détournement du projet qu’aurait décidé le chef de daïra au profit d’une autre localité tout en exhortant l’intervention du wali de Bouira. 
 
Rayane B. 
20 09.2006 
 
24 ha de forêt détruits dans la wilaya de Bouira  
29 octobre 2006  
 
 
Le climat proprement caniculaire qui règne depuis près d’une semaine sur le pays et même au-delà a fini par créer des conditions propices au départ de nombreux incendies.  
 
A Bouira, en l’espace de deux jours (du 24 au 26), la Protection civile a enregistré 5 feux de forêt en différents points de la wilaya. On a eu ainsi un foyer à Boukram, un autre à Bouderbala, un à Aït Laâziz, un à Bouira et un autre à Bordj Khreis. En tout, ce sont 2402 ha de forêt qui ont été réduits en cendres par le feu. En détail, cela donne 3 ha de pins d’Alep, 14 ha de maquis et 7,02 ha de broussailles. D’où l’illusion d’un retour des canicules appuyé par un retour en force des mouches et des moustiques ressentis désagréablement à travers l’ensemble du pays. Par ailleurs, au cours de ces deux jours, la Protection civile a enregistré parallèlement 3 feux « de foyer », un au 1100 Logements, un au lotissement 338 et un autre (une grange à foin) à Aïn Turk, occasionnant des dégâts matériels considérables.  
 
....et LA PAGE SOMBRE DES ANNEES DE SANG ET D HORREURS. 
 
De mars 1992 à mars 1996, 1.000 Algériennes ont été la cible d'attentats terroristes. 600 d’entre elles ont été assassinées (dont 364 pour la seule année 1995).Dans le carnage perpétré à Boukram par un groupe de terroristes, les jeunes Ghezraoui Lamia 17 ans, Ratiba 10 ans et Amel 3 ans sont ensevelies sous les décombres de leur maison défoncée à coups de bulldozer. La mère est égorgée ainsi que la tante. Une femme est exécutée de 2 balles dans la téte. Mme Khaldi, une vielle dame, est tuée d'une balle dans le coeur, ses deux belles-filles dont l'une enceinte de 6 mois et mère de 9 enfants et l’autre enceinte de 3 mois et mère de 7 enfants sont égorgées. Une femme a été poursuivie à travers champs et égorgée. Ce sont 9 femmes et fillettes ainsi tuées par les terroristes en cette nuit de l'horreur à Boukram.  
 
14 septembre 1995 
 
Le village de Boukram est attaqué par des islamistes. Le bilan est de 31 morts parmi les civils. 
SOURCE/http://www.ldainfos.com/terrorisme/attentats/attentats_1995.htm 
 
Blog parlant de boukam ! 
http://unshahtofortrouge.hautetfort.com/archive/2006/02/01/ 
 
REPORTAGE SUR UNE REGION "FAR WEST" A DEUX PAS DE LA CAPITALE ALGER. 
 
Dechmia (Bouira) 
Le vote, la vie et le vent 
 
Les panneaux qui supportaient les photos des candidats aux élections législatives n’ont pas attendu la soirée de jeudi 17 mai pour être arrachés ou, dans les meilleurs cas, griffonnés. 
 
Exposés au vent sur le col de Ben S’haba, ils étaient chancelants, à peine attachés au sol rocailleux de cette bourgade à la limite avec la wilaya de Médéa. Des morceaux de papiers bigarrés traînent sur la chaussée, d’autres sont carrément accrochés comme des objets fétiches au feuillage de chêne-vert livrés à une éternelle trémulation. Le bureau de vote reprend sa sérénité, voire son silence religieux qui annonce des vacances scolaires imminentes. Il fait très chaud. Mais, les gens sont très satisfaits du fait que le printemps a été généreux en pluie. La preuve, toutes les sources de la région, y compris celles qui n’ont pas coulé depuis une décennie, se sont remises à glouglouter. Leur bruit se fait entendre de loin. 
 
En commentant les résultats du vote, un jeune chômeur s’étonne qu’un candidat inconnu au bataillon (même les initiales de son parti ont disparu depuis le début des années 90) ait pu sortir victorieux. "C’est vrai que c’est un entrepreneur ; il n’aura peut-être pas besoin de se servir. Mais, je sais qu’il ne pourra rien faire pour la région. En tout cas, moi, cela fait longtemps que je ne me fais plus d’illusion à propos des hommes politiques". Pendant qu’il parlait, deux adolescents poussent difficilement un âne chargé de quatre jerricans d’eau, soit environ une centaine de litres. Ils reviennent de Sidi Brada, une source sortant des entrailles d’une falaise mais proéminente. L’eau jaillit de partout, mais sa mobilisation est largement déficitaire. Fawzi, un homme proche de la cinquantaine, nous montre son énième trophée : il s’agit de fossiles marins (coquillages, notules) et autres curiosités des temps géologiques où la région était…une mer. En tout cas, les collections de fossiles qu’il s’est plu à faire ne laissent planer aucun doute sur cette hypothèse. Ces objets, il les a ramassés aux confins de la chênaie. Nous sommes à 56 kilomètres au sud-ouest du chef-lieu de la wilaya de Bouira, la commune de Dechmia paraît dissimulée dans le massif de chêne-vert recouvrant les pitons et les collines du Titteri. Sur ces monts, qui sont le prolongement naturel de la chaîne qui prend naissance à Berrouaghia, la vie menée par les populations rurales est faite de dénuement, de pauvreté et de chômage. Après avoir vécu l’enfer de la décennie du terrorisme- avec son lot de victimes et les séquelles par lesquelles il a marqué le corps social-, les hameaux et les villages se réveillent à la dure réalité du pain quotidien qu’il faut malgré tout gagner contre vents et marées. À la limite occidentale de la commune, commence la wilaya de Médéa. La bourgade de Ben S’haba semble languir au pied du mont Bougaouden au vu du silence dans lequel elle est plongée au milieu de la journée. De rares véhicules passent en trombe dans la direction de Djouab, l’ex-Rapidi la Romaine, appelée Masqueray au temps de la colonisation française. 
 
Sur le chemin de wilaya n° 20, des parcelles de céréales laissent voir une rare luxuriance après la bonne saison de pluies. Sur les terrains de parcours, une nappe de couleur vert olive vient recouvrir le sol sur lequel évoluent des troupeaux d’ovins et de caprins. Un vieux, posté face au seul café de la bourgade nous apprend que les labours ne se font pas toujours à la charrue tractée ; des lopins perchés sur quelques collines ou collées aux piémonts continuent à être travaillés à l’araire au moyen d’ânes ou de chevaux. Ici, l’espèce asine garde toute son importance et les “égards’’ qui lui sont dus. 
 
Rattachée à la commune de Dechmia depuis la création de celle-ci en 1984, l’agglomération de Ben S’haba assume difficilement cette relation. Les personnes interrogées avouent que leur village reste l’éternel oublié des collectivités locales et cela même du temps où il dépendait de la commune-mère, Sour El Ghozlane. 
 
 
 
Une résistance efficace 
 
Le village est à moins de dix kilomètres du chef-lieu communal. Il est situé à 1 000 m d’altitude, sur un col portant le même nom que l’agglomération. Cette dernière est formée de plus d’une centaine de foyers répartis sur les côtés gauche et droit de la route départementale. 
 
Cette route, le CW 20, est une ancienne voie romaine, tracée par le génie militaire de l’époque des Légionnaires pour échapper à la résistance berbère organisée dans la vallée de la Haute Soummam et qui rendait périlleux l’usage de l’actuelle RN 5 (Alger-Constantine). L’alternative fut une voie de montagne traversant dans toute leur longueur les deux massifs du Titteri et des Bibans jusqu’à Mansourah, dans la wilaya de Bordj Bou Arréridj. 
 
Sur la plate-forme du village constituant le prolongement du col sur le bas-côté nord de la route, le café maure ouvre sa porte en bois vermoulu pour donner accès à un hall semi-obscur parsemé de vieilles tables et de chaises bancales. L’école, la mosquée et le café forment trois “édifices publics’’ qui servent d’ “agora’’ du village. Toutes les occasions sont les bienvenues pour créer des rassemblements dans l’un ou l’autre de ces édicules. Mais, pour la jeunesse de Ben S’haba, il semble que le café soit le lieu privilégié pour les rencontres et les discussions. “Pour les vieux, cela rappelle l’ancienne djemaâ des années cinquante où tout se discutait en assemblée au sein d’une société pauvre, humiliée, mais solidaire. Cette forme d’organisation avait joué un grand rôle pendant les préparatifs de la guerre de Libération nationale. Pour les jeunes, c’est un apprentissage sur le tas qui leur permet de se sentir responsables et d’essayer de trouver des solutions à leurs problèmes”. Ces propos de Si Abdelkader, un septuagénaire qui tient encore bon, semblent être bien reçus par l’assistance qui était toute ouïe pour le “harangueur’’ du jour. 
 
Il ne pouvait pas s’empêcher de revenir sur le vote de jeudi passé. “Je voudrais bien qu’on me convainc que les élus, d’ailleurs mal élus, s’occuperont réellement de nos problèmes. Certains d’entre eux avaient l’occasion de le faire auparavant, l’occasion leur a été donné à maintes reprises. Mais, foin de la volonté de bien faire ! N’allons pas loin. Prenons leurs prédécesseurs. Ils ont bénéficié d’un passeport diplomatique et d’une année de congé payé, et by by la République ! Les avez-vous aperçu depuis 2002 ? Alors, ne me racontez pas d’histoires. Le vent a bien fait de disperser les morceaux de photos arrachés par les écoliers. Cela montre quelque part le destin qu’ils nous réserveront”. 
 
Ahmed ne comprend pas la recrudescence du terrorisme dans les grandes villes comme Alger et Constantine. “Au moment où certains groupes, constitués dans les villes et harcelés par les services de sécurité, espéraient trouver refuge chez nous, dans la montagne. C’est par le feu que nous les avons accueillies. Aucun abri n’a pu se constituer ici”. Fulminant contre les ‘’autorités’’, il met en exergue la résistance citoyenne contre les terroristes qui, dit-il, étaient terrorisés à la seule évocation du nom de Ben S’haba. ‘’Nous avions la bonne idée de nous constituer en GLD dès les premiers temps de la subversion intégriste. Notre région est d’abord connue pour son engagement durant la guerre de Libération. La caserne française implantée ici n’a pas pu tenir longtemps devant les coups de boutoir de nos combattants. Peut-être l’ignorez-vous, mais je vous apprends que le colonel Ahmed Bencherif était posté dans ce casernement en tant que sous-officier de l’armée française. Et c’est d’ici qu’il a déserté avec armes et bagages pour rejoindre la Révolution. Il garde de notre région un souvenir indélébile. C’est lui d’ailleurs qui a baptisé, lorsqu’il a été nommé ministre de l’Hydraulique, le barrage de Oued Lakhal, situé à quelques kilomètres au nord de la commune de Dechmia, du nom de “Barrage El Maâraka’’ en signe de reconnaissance à cette terre’’. 
 
La volubilité d’Ahmed n’a pu être tempérée que par l’intervention du vieux Si Mohamed pour qui la priorité est de parler des problèmes actuels vécus par la communauté. Le café commençait à se remplir et le débat est transféré à l’extérieur, sur l’esplanade contiguë à la route départementale. 
 
On revient alors sur le problème de l’approvisionnement en eau potable. Ici, on commence à parler de la possibilité d’une adduction qui viendrait du futur barrage de Koudiat Acerdoune. Rien d’officiel à ce propos, mais l’espoir fait vivre. 
 
 
 
Contrastes entre ressources et développement 
 
Mais, les ressources en eau existent localement. Des sources existent en grand nombre dans ces hautes collines du Titteri qui se couvrent de neige de la même façon que les piémonts du Djurdjura. Ahmed a tenu à évoquer le travail réalisé par l’ancien exécutif communal sur la source de Guelt Rrouss. “C’est un véritable sabotage. Une source géante, à débit extraordinaire, a été dilapidée par un entrepreneur. Mal captée, anarchiquement aménagée, elle est réduite à un filet d’eau’’. Il nous a aussi indiqué une source plus importante ‘’laissée, Dieu merci, à l’état sauvage !’’. Nous avions tenu à la visiter. Il s’agit de la source de Sidi Brada située sur la rive droite d’un cours d’eau du même nom. Nous prenons par la droite une piste rocailleuse surmontée d’escarpements hauts de quelque soixante mètres, une ambiance d’ombre et d’humidité enveloppe les lieux malgré la chaleur suffocante des alentours. Un couvert végétal au feuillage luisant, constitué de maquis et de taillis de chêne-vert, ajoute une note bucolique à ce décor d’eau, de galets et de troupeaux de chèvres. 
 
Après mille cinq cent mètres de marche, nous entendons sur notre droite des gargouillements dont il est difficile de situer la provenance. Notre guide nous conduit jusqu’au lieu du jaillissement de la source de Sidi Brada. Sur une dalle rocheuse pentue et à fleur du sol, jaillit avec une étonnante pression une eau cristalline sortie des entrailles de la terre par la voie de crevasses naturelles. On dirait que le liquide est actionné par des asperseurs. Toute la masse rocheuse résonne d’un bruit intérieur et d’éclats extérieurs qui transmettent au visiteur un sentiment de beauté mystérieuse. Les enfants de Ben S’haba, montés sur leurs baudets, viennent s’approvisionner ici en eau potable. 
 
Les travaux d’aménagement d’une telle source exigeraient une somme conséquente que ne pourront pas couvrir les devis traditionnellement réservés au captage de sources plus modestes. Cependant, Sidi Brada, une fois construite, pourra alimenter plusieurs hameaux bien au-delà de Ben S’haba. Pour l’instant, on n’en est pas là ; la population continue à vivre le calvaire de l’approvisionnement en eau. Pour sauver certaines jeunes plantations fruitières, certains n’ont pas hésité à acheter l’eau par citernes auprès de vendeurs occasionnels. C’est le prix à payer pour assurer la pérennité de l’investissement. Exclusivement agricole, la région n’a pas bénéficié de l’attention soutenue des pouvoirs publics. Le chômage de la jeunesse grimpe jusqu’à 80 �e la population active. Aucune infrastructure culturelle ou de loisir n’est réservée à cette frange qui se sent de plus en plus à l’étroit, voire complètement marginalisée. Les horizons semblent fermés y compris pour les diplômés qui ont fait les universités de Tizi Ouzou et de Boumedès. “Même le dispositif du pré-emploi est géré d’une façon clientéliste comme tout le reste des créneaux de l’administration’’, s’indignera un jeune universitaire debout dans l’abribus en face du café. “Je n’ai même pas pu me procurer les frais de transport pour aller chercher du travail ailleurs’’, ajoutera-il. Beaucoup d’enfants de la région ont déjà quitté les lieux à la recherche d’une vie plus “clémente’’ dans les villes ; Bouira, Aïn Bessem, Sour El Ghozlane, Alger, sont, entre autres, les villes où se rendent les jeunes de Dechmia abandonnant généralement terre et cheptel. Comme le reconnaîtra avec amertume, Moussa, l’un de ces infortunés de l’errance qui a bourlingué dans les banlieues d’Alger et d’Oran : “On a beau chercher une terre de salut, les horizons sont souvent fermés pour ceux qui n’ont aucune formation. Mieux vaut revenir dans ce cas sur ses terres et essayer de gagner sa croûte ne serait-ce qu’avec une vingtaine de brebis et un lopin d’orge à cultiver’’. 
 
L’un des problèmes les plus cruciaux demeure le foncier agricole avec ses mille et une difficultés de titres de propriété, indivision, …Or, dans la plupart des cas où les paysans veulent postuler à un soutien de l’État pour réaliser un forage, construire des hangars ou entreprendre tout autre investissement, il leur est exigé les documents attestant de leur propriété, ce qui relève parfois d’un défi insurmontable. Il n’y a que les projets de proximité qui présentent une procédure plus souple en la matière. Mais, depuis le projet de Ouled Yekhlef réalisé en 2004, ce type d’investissement est soumis à une autre procédure où le taux de soutien pour les actions individuelles est revu à la baisse, soit 25�eulement du total de l’investissement. Par conséquent, les gens ne se bousculent plus pour s’inscrire à un tel dispositif. 
 
 
 
Une goutte d’eau dans l’océan 
 
Parmi les derniers programmes ruraux qui s’adressent aux paysans désargentés, le Projet d’emploi rural, financé à 80�ar la Banque mondiale, semble porter ses fruits. Sur des collines en friche, anciennes maigres pâtures, ont été réalisés des travaux de mise en valeur et de plantations fruitières. Pour lutter contre l’érosion qui menace certaines terrains agricoles et même les parois des maisons, des gabions ont été placés le long des oueds pour corriger le débit de l’eau et ralentir la vitesse de sa chute. Une grande partie des taillis et maquis de chêne-vert a fait l’objet de travaux consistant à diminuer la densité des peuplements pour en assurer un élevage régulier. Depuis février dernier, une piste de 9 km subit des travaux d’aménagement (élargissement de la chaussée, réfection des talus et fossés, construction des ouvrages d’art et nivellement de la plate-forme). Ceux à qui ont été attribués des modules apicoles en juillet 2006 (200 ruches pleines) se disent satisfaits d’autant plus, assurent-ils, que la région est très mellifère du fait qu’elle compte une couverture forestière assez conséquente. 
 
Néanmoins, comme l’assure Ahmed, cela représente une goutte d’eau dans l’océan par rapport au retard de développement de la zone. 
 
Notre périple se termine à Teniet El Ghassoul, un col séparant les communes de Dechmia et Ridane. Sur le sommet venteux et dénudé, est perchée une mosquée qui semble un chantier permanent. Depuis plusieurs années, une silhouette de carcasse occupe le sommet du virage de la route goudronnée. 
 
Elle donne vue sur la plaine steppique de Ridane et Maâmora et, au-delà, sur Cheniguel et Chellalat El Adaoura, relavant de la wilaya de Médéa. Ici également, des lambeaux de photos des désormais ex-candidats pendent au tableau d’affichage malmené par le vent puissant montant de Sidi Aïssa. Un vieux, prenant entre ses mains une javelle d’alfa mêlée à une gerbe d’armoise, sourit narquoisement à la vue des panneaux tremblotants. “Certains d’entre ces messieurs nous ont promis d’accélérer l’obtention de statut de wilaya pour notre daïra, Sour El Ghozlane. Vous savez, c’est une vieille idée que j’entends depuis qu’on s’est détaché de Médéa en 1974. Elle prend l’allure d’une vieille chanson usée”. Le muezzin appelle à la prière de l’après-midi, El Asar, et seul notre nouveau compagnon se trouve être l’hôte de ce lieu de culte. Le vent redouble de force ; il soulève une poussière qui se transforme vite en tourbillon et que seul le versant de Bouseddar, un mont fortement boisé dominant Ridane, arrive à amortir, puis à absorber.  
 
 
 
Amar Naït Messaoud 
depeche de la kabylie 
21.05.2007 
 
 

 

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Modifié en dernier lieu le 20.10.2007
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